Le Regrette Aziz - lehwa n-udrar

Auteur de vid: Nado coeur

hommage a Aziz et autres artistes ,victimes de terrorisme . tels que Matoub Younes, Cheb Hasni, Baba Rachid et toutes les victimes du terrorisme islamique et arabo-islamique en algerie

# Posté le mardi 01 mai 2007 17:49

Modifié le jeudi 14 juin 2007 19:34

Aissa Jarmouni - A ten ggin laras

Da mastrer himself...Da real king of roc n roll...ecoutez cette piece et dites moi si cest pas de vrai roc n roll avant roc n roll...........

BIOGRAPHIE (SUR LE SITE D ICHAWIYEN AUTREMENT)
Merzougui Aissa dit Djermouni El Harkati (1886-1946). Mtoussa est un petit village enneigé situé au Nord - Est de la ville de Ain El Beida et au Sud - Ouest de Khenchela, avec un alignement de maisons précaires le long de la grande piste, des touffes de chaume pourri percent la couche de neige recouvrant les toits. Certaines masures n'ont pas de cheminée : la fumée s'échappe par la porte, par les meurtrières basses et les fausses fenêtres entrebâillées. C'est là que naît en 1886, dans une famille pauvre, Aissa Merzougui Benrabah et Benfettoum de la tribu des Ouled Amar entre Nemenchas et Herractas et deviendra plus tard, Djermouni El–Harkati, l'homme au 'bendir', troubadour à la muse tracassière et intarissable et qui fera don aux générations suivantes de ses pensées, de son art.

Enfant il est placé dans une petite école coranique que dirigeait Cheikh El Hadj, pour y apprendre le Coran, et la grammaire arabe. Quelques années plus tard la mort vint lui enlever son père –paysan à la voix de ténor –seul et unique soutien. La même année, livré à lui-même, il quitte le taleb, pour donner libre élan à sa rêverie et mieux confier sa douleur, aux litanies et complaintes chaouies. Il fit preuve de dispositions si étonnantes, qu'adolescent à peine, il se fait remarquer par sa voix de linotte et entre dans les grâces tuitou, Hadj El Bouarrissa, Hadj Djebbar.... Poètes qui lui composent ses premières chansons, celles-là patriotiques et révolutionnaires.

Polygame, il épouse en premières noces sa cousine Mbarka. Rabbiâa et Aicha naîtront. Il se remarie quelque années plus tard avec Khoselina (Roselina ?) une italienne de religion hébraïque, de qui naitront deux autre filles. Il reste un amoureux insatiable. Ses engagements, conviction, originalité, tolérance... ont marqué l'espace de plusieurs générations, Il reste l'un des chantres, les plus imperturbables des traditions chaouies car il garde un souci constant, c'est un trait typique, de toujours s'assurer de ses racines, tout en entreprenant inconsciemment - ce qui est général - l'indispensable adaptation à la modernité.

C'est la démarche par exemple de meneurs d'hommes à l'image de Mhand Lakhdar El Fatmi et de Mrabet Essaduq Frach ou de Lalla Khoukha Boudjenit.

Il contracte le typhus, hospitalisé à Alger il décède dans un hôpital à Constantine en 1946. Il est enterré à Sidi Rghiss (Oum El Bouaghi).

De pérégrinations en voyages initiatiques, il quitte le pays en 1924, transite par l'Egypte, le Maroc et s'installe en Tunisie ou il enregistre son premier '78 tours'. Nous sommes en 1927. Cochenilles, famine, ventre creux,...et autres images de misère... l'accueillent. La nature y joue un rôle très important par ses décors de 'grand sinistre' et de désolation. Parti pour quelque mois, Djermouni y séjournera plus de dix huit mois. Là il sort de son anonymat forcé. Au début, tous se méfièrent. Mais peu à peu, vu sa simplicité, sa bienveillance, sa voix claire et limpide, leur suspicion se dissipa, cédant place au respect. Ils eurent l'occasion de lui prouver leur attachement, gratitude et admiration. Suite à une altercation avec un percepteur, l'administrateur de la province s'était emparé de ses richesses, le jeta en prison. Ses admirateurs, parmi lesquels, Brahim Ben Dèbeche, originaire de Batna, intercédèrent en sa faveur. Il fut libéré et réhabilité. (Cette dernière information est à prendre avec réserve, en l'absence de document faisant foi). En 1929 'Ouardaphone' lui enregistre un nouveau '78 tours' : 'Ahway, Ahway' 'Khelini Nhoum'...

En 1930, c'est la consécration en France où il enregistre plus de 35 chansons en '78 tours' chez 'Haroun José Edition'. Il a déjà plus de 120 chansons dans son répertoire. Ce dandy trapu, aux cheveux noirs, au visage pâle, à la moustache portée à la « turque', au regard ferme et énergique va en 1937 faire son entrée à l'Olympia. Par la grande porte. 'Akerr Anouguir' ; 'Salef dhaberkane' ; 'Hill li ma aandouche wail' ; 'Ain El Kerma' ; 'Ma tgoulou dhelou'... séduisent le public. Le style, mieux encore, le mythe Jarmouni est né. Porté aux nues par ses fans, il les invite à perpétuer sa tradition.

Source : L'histoire, les Aurès et les hommes, Mohamed Nadhir Sebâa

# Posté le mardi 01 mai 2007 21:05

Modifié le jeudi 24 mai 2007 07:52

Ta kickbuksit s te qsebt!!!!!!!!!

maker of dis vid,chaouia1005.

# Posté le mercredi 02 mai 2007 01:26

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 06:56

Dihya notre mere ,reine et deesse!

Dihya par Kateb Yacine

Kateb Yacine, UN GRAND CHAOUI ET FIER DE L'ETRE, avait honoré et décrit l'épopée de Dihya dans l'½uvre en Fragments. Un véritable hommage à la femme Berbère en general.

La femme sauvage /5.14


Entrent deux paysans.


PREMIER PAYSAN :
Le feu, toujours le feu !

SECOND PAYSAN :
Sang et poussière
Feu et flammes
Sur la terre libre d'Amazigh !

PREMIER PAYSAN :
Où irons-nous
Si toute la terre brûle ?

Entre Dihya. Elle s'adresse aux paysans.

DIHYA :
Les récoltes sont perdues
Mais nous pouvons tout perdre
II nous reste la terre.
A chacun de ses pas
Sur le sol des ancêtres
L'ennemi ne trouvera
Que le feu sous la moire.

PREMIER PAYSAN (à part) :
La guerre n'est pas notre métier.

SECOND PAYSAN (même jeu) :
Nous ne sommes pas des soldats.
Nous avons pris les armes
Pour défendre la terre,
Non pour détruire notre pays.

PREMIER PAYSAN :
C'est le blé, c'est le pain qui brûle !


SECOND PAYSAN :
Le pain de nos enfants !

DIHYA :
Le pain, le pain amer,
Le pain amer de l'esclavage !
Ils voudraient, les envahisseurs
Vous le faire manger à genoux.
Et demain si vous acceptez
Ils vous le feront manger à plat ventre !

PREMIER PAYSAN :
Si les Arabes avaient raison ?...

SECOND PAYSAN :
Ne sont-ils pas les hommes de Dieu ?

PREMIER PAYSAN :
Les Juifs et les Chrétiens
Ne croient-ils pas aussi
En un seul Dieu unique ?

DIHYA :
Toutes ces religions qui n'en sont qu'une
Servent des rois étrangers.
Ils veulent nous prendre notre pays.
Les meilleures terres ne leur suffisent pas.
Ils veulent aussi l'âme et l'esprit de notre peuple.
Pour mieux nous asservir, ils parlent d'un seul Dieu.
Mais chacun d'eux le revendique
Exclusivement pour lui et pour les siens.
Ce Dieu qu'on nous impose
De si loin par les armes
N'est que le voile de la conquête.
Le seul Dieu que nous connaissons,
On peut le voir et le toucher :
Je l'embrasse devant vous,
C'est la terre vivante,
La terre qui nous fait vivre,
La terre libre d'Amazigh !

Elle embrasse la terre, imitée par les paysans. Entrent deux cavaliers.

CHOEUR DES CAVALIERS :
II n'y a de dieu qu'Allah
Et Mohamed est son prophète !

DIHYA :
O peuple qui te dis libre,
Pourquoi opprimes-tu
Un autre peuple libre ?

PREMIER CAVALIER :
Tu l'entends ?
C'est cette femme
Qui soulève les tribus contre nous.

SECOND CAVALIER :
Dans ce pays les femmes sont belles.

PREMIER CAVALIER :
Comme les vierges du paradis...

SECOND CAVALIER :
Chez nous en Orient,
Une jolie berbère se vend
Plus de mille pièces d'or.

PREMIER CAVALIER :
Sidi Okba ramène 80 000 esclaves.

SECOND CAVALIER :
A nous les vierges du paradis !

PREMIER CAVALIER :
Ecoute ô Kahina !

DIHYA (à distance) :
Pourquoi donc ne nous appellent-ils
Jamais par mare nom ?
Mon nom est Dihya.


SECOND CAVALIER :
Ecoute ô Kahina !

PREMIER CAVALIER :
Pense à ton pays.

SECOND CAVALIER :
Pense à tes enfants.

PREMIER CAVALIER :
Rends-toi, il n'est que temps.

SECOND CAVALIER :
Ecoute, ô Kahina !...
...

CHOEUR DES CAVALIERS (invisibles) :
Il n'y a de dieu qu'Allah
Et Mohamed est son prophète !

DIHYA (aux paysans) :
Les Arabes m'appellent Kahina, la sorcière.
Ils savent que je vous parle, et que vous m'écoutez
...
Ils s'étonnent de vous voir diriges par une femme.
C'est qu'ils sont des marchands d'esclaves.
Ils voilent leurs femmes pour mieux les vendre.
Pour eux, la plus belle fille n'est qu'une marchandise.
Il ne faut surtout pas qu'on la vole de trop près.
Ils l'enveloppent, la dissimulent comme un trésor volé.
II ne faut surtout pas qu'elle parle, qu'on l'écoute.
Une femme libre les scandalise, pour eux je suis le diable.
Ils ne peuvent pas comprendre, aveugles par leur religion.

PREMIER CAVALIER :
Pour la dernière fois,
Ecoute, ô Kahina, reine des berbères...

DIHYA (aux paysans) :
Ils m'appellent Kahina, ils nous appellent berbères,
Comme les Romains appelaient barbares nos ancêtres.
Barbares, berbères, c'est le même mot, toujours le même
Comme tous les envahisseurs, ils appellent barbares
Les peuples qu'ils oppriment, tout en prétendant les civiliser
Ils nous appellent barbares, pendant qu'ils pillent notre pays.

Aux cavaliers :

Les barbares sont les agresseurs.
Il n'y a pas de Kahina, pas de berbères ici.
C'est nous dans ce pays qui combattons la barbarie.
Adieu, marchands d'esclaves !
Je vous laisse l'histoire
Au c½ur de mes enfants
Je vous laisse Amazigh
Au c½ur de l'Algérie !

Charge de cavalerie. Elle est tuée au combat.

CHOEUR DE PAYSANS :
O Dihya, tu t'es sacrifice !
Le c½ur qui pleure,
Je voudrais le bruler.
La cause des ancêtres
Est toujours plus puissante.
La nuit tombe sur les traitres.


Kateb Yacine,
Parut dans L'½uvre en Fragments, Actes Sud, page 427 à 431

N° D'éditeur : 3432
Dépôt Légal : Septembre 1999
ISBN : 2-7427-2418-4 / F7 5890

# Posté le mercredi 02 mai 2007 14:33

Modifié le samedi 22 septembre 2007 16:24

Encore Dihya notre mere ,reine et deesse! == Lal uxelxal!

le pelerinage traditionel au refuge de Notre Dame Au Khelkhal, Sa majeste et sa Divinite Dihya la Kahina, a Romane, au sud de Tkout:
les Auressiens sont bien tetus ,malgre la difficulte du terrain, a l'accomplir...une caravane formee de gosses, hommes, femmes,et vieillards ,,


Musique par Dihya Zohra :
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Lal uxelxal
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Lal uxelxal iwah
Matta am-nnigh iidelli?
Bâed i yemmam iwah
Seâlul s umam ur yeyill

Jebba-dd, tewellid
Teqrid lejwab
Teâedddid
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# Posté le mercredi 02 mai 2007 20:00

Modifié le jeudi 17 mai 2007 18:14